« Histoire de l'hydromel » : différence entre les versions

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*La fermentation à une chaleur très élevée (quarante jours au soleil au plus fort de l’été) créerait des arômes fermentaires identifiés comme des [[Défauts de l'hydromel|défauts]], notamment des alcools de fusels, qui peuvent donner des saveurs de dissolvant.
*La fermentation à une chaleur très élevée (quarante jours au soleil au plus fort de l’été) créerait des arômes fermentaires identifiés comme des [[Défauts de l'hydromel|défauts]], notamment des alcools de fusels, qui peuvent donner des saveurs de dissolvant.
*La durée d’exposition à l’air très longue causerait vraisemblablement une [[oxydation]] de l’hydromel très poussée, ce qui créé des arômes boisés, de noix très puissants, et qui diminue généralement la complexité aromatique du breuvage, atténuant le miel.
*La durée d’exposition à l’air très longue causerait vraisemblablement une [[oxydation]] de l’hydromel très poussée, ce qui créé des arômes boisés, de noix très puissants, et qui diminue généralement la complexité aromatique du breuvage, atténuant le miel.
On note également ce qui continuera à être le cas jusqu'à la période moderne, qu'est également appelé "hydromel" un mélange d'eau et de miel, qui peut être cuit ou non, sans qu'il soit particulièrement clair qu'il y a fermentation.  Les auteurs distinguent alors "l'hydromel", sans fermentation, de "l'hydromel vineux", qui est fermenté.
Voici quelques exemples de recettes :
Voici quelques exemples de recettes :


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== XIXème siècle ==
== XIXème siècle ==
A mesure que l'on se rapproche de l'époque contemporaine, les sources de recettes se multiplient, notamment dans les revues dédiées à l'apiculture. On note ainsi les recettes suivantes au XIXe siècle :
A mesure que l'on se rapproche de l'époque contemporaine, les sources de recettes se multiplient, notamment dans les revues dédiées à l'apiculture. On note ainsi les recettes suivantes au XIXe siècle :
=== Dictionaire des sciences médicales, 1818 ===
[https://www.google.fr/books/edition/Dictionaire_des_sciences_m%C3%A9dicales/ng0_AAAAcAAJ Dictionaire des sciences médicales, par une société de Médecins et de Chirurgiens, 1818] :
Cet article rédigé par Fournier reprend les grandes lignes de la fabrication de l'hydromel tel qu'il est décrit depuis l'antiquité, sans grandes innovations : <blockquote>Pour préparer l'hydromel vineux, on fait fondre une partie de bon miel dans trois parties d'eau bouillante, et l'on continue l'ébullition jusqu'à ce que la liqueur ait rejeté la première écume, et qu'elle ait acquis la densité convenable pour soutenir le poids d'un oeuf ; alors on la passe à travers une étamine, et on la verse ensuite dans un tonneau qu'il convient de remplir presque entièrement : la fermentation s'établit au bout de quelques jours, et continue pendant deux mois ; puis diminue ensuite. il est nécessaire d'opérer sur des masses qui excèdent la pesanteur de cent livres ; il faut que le tonneau soit exposé à une température d'environ 20 degrés réaumuriens, et que le bondon de cet appareil reste ouvert pendant la fermentation. On aura soin de remplacer la perte qu'occasionnera l'évaporation, par une partie de mélange qu'à cet effet on aura conservé dans des bouteilles.
L'hydromel peut se préparer sans ébullition  ; pour y parvenir, l'on fait dissoudre le miel dans une partie et demie d'eau, au lieu de trois parties qui sont employées pour le procédé par ébullition.</blockquote>Fournier ajoute quelques précisions sur d'autres formes d'hydromel : "L'hydromel des Polonais est rouge comme le vin de Bourgogne ; ils l'appellent miedou.". Il décrit ensuite l'hydromel des Russes, dans lequel du houblon et de la cannelle sont ajoutés.


=== Henri Hamet, Petit traité d'apiculture, 1856 ===
=== Henri Hamet, Petit traité d'apiculture, 1856 ===