« Histoire de l'hydromel » : différence entre les versions
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L'hydromel peut se préparer sans ébullition ; pour y parvenir, l'on fait dissoudre le miel dans une partie et demie d'eau, au lieu de trois parties qui sont employées pour le procédé par ébullition.</blockquote>Fournier ajoute quelques précisions sur d'autres formes d'hydromel : "L'hydromel des Polonais est rouge comme le vin de Bourgogne ; ils l'appellent miedou.". Il décrit ensuite l'hydromel des Russes, dans lequel du houblon et de la cannelle sont ajoutés. | L'hydromel peut se préparer sans ébullition ; pour y parvenir, l'on fait dissoudre le miel dans une partie et demie d'eau, au lieu de trois parties qui sont employées pour le procédé par ébullition.</blockquote>Fournier ajoute quelques précisions sur d'autres formes d'hydromel : "L'hydromel des Polonais est rouge comme le vin de Bourgogne ; ils l'appellent miedou.". Il décrit ensuite l'hydromel des Russes, dans lequel du houblon et de la cannelle sont ajoutés. | ||
=== Dictionnaire d'agriculture pratique, 1828 === | |||
[https://www.google.fr/books/edition/Dictionnaire_d_agriculture_pratique/SGY2bHsx6XsC Dictionnaire d'agriculture pratique, 1828], page 578 :<blockquote>L'hydromel simple se fait avec le miel seul et l'eau commune (...). | |||
On prend dans ce cas une livre de miel sur trois pintes d'eau. On fait choix du plus beau (la mère goutte), du plus nouveau et du plus agréable au goût. On le délaie dans un vaisseau de cuivre étamé ; on le fait bouillir doucement, en écumant avec soin, jusqu'à ce qu'il ait acquis assez de consistance pour qu'un œuf frais avec sa coquille puisse nager dessus sans tomber au fond du vaisseau. Quand elle est à ce terme, on la coule à travers un linge ou un tamis ; on en verse ensuite la moitié environ dans un baril tout neuf, lavé plusieurs fois avec de l'eau bouillante, puis on ajoute une ou deux pintes de vin blanc, en sorte qu'il ne reste aucune odeur désagréable. Lorsque le baril est plein, on se borne à en boucher l'ouverture avec un morceau de linge pour empêcher qu'il n'y tombe quelque ordure ; puis on le place dans une étuve, ou au coin d'une cheminée, dans laquelle il faut entretenir un petit feu jour et nuit, pour échauffer légèrement la liqueur et la faire fermenter. | |||
On met l'autre partie de l'hydromel dans des bouteilles ou dans des cruches de terre à col étroit, bien nettes, qu'on ne bouche pas non plus ; on se contente de les couvrir d'un linge comme le baril, et de les attacher en différents endroits au-dedans de la cheminée. Cet hydromel sert à remplacer celui que dissipe la fermentation, dont la durée se prolonge environ six semaines. Ce temps révolu, on bouche le baril avec son bondon enveloppé d'un peu de linge. Il ne faut pas le serrer ni l'enfoncer trop avant, parce qu'on est obligé de le retirer de temps en temps, pour remplir le baril que l'on porte à la cave, et qu'on y laisser passer l'hiver. Lorsqu'on remarque que l'hydromel ne s'y condense plus, et qu'il est toujours à fleur de bondon, on l'enfonce, et on ne touche plus au vase que pour le percer et mettre l'hydromel en bouteilles. | |||
Il serait mieux de faire fermenter l'hydromel en l'exposant à l'action du soleil, mais comme cet astre n'est pas toujours sur l'horizon, sa chaleur ne peut pas produire une fermentation aussi égale ou ni aussi prompte que celle que donne les étuves ou les cheminées.</blockquote>L'auteur de cette entrée du dictionnaire ajoute également une recette "d'hydromel composé", dans laquelle on ajoute des raisins de Damas bouillis et coupés en deux, et avec un ajout de sel de tartre. On peut également y ajouter de l'essence de cannelle, des zestes de citron, des framboises, ou des fleurs. | |||
Le dictionnaire décrit également un "hydromel ordinaire et commun", qui n'est pas fermenté : le miel et l'eau sont mélangés, bouillis, mais aucune fermentation n'a lieu. | |||
=== Henri Hamet, Petit traité d'apiculture, 1856 === | === Henri Hamet, Petit traité d'apiculture, 1856 === | ||