« Levures pour l'hydromel » : différence entre les versions
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Au final, on peut faire de l’hydromel avec une levure de boulanger, mais il vaut souvent mieux dépenser quelques euros et attendre une semaine la livraison d’une levure plus adaptée. Cela permet de mettre toutes les chances de son côté de faire le meilleurs hydromel possible. | Au final, on peut faire de l’hydromel avec une levure de boulanger, mais il vaut souvent mieux dépenser quelques euros et attendre une semaine la livraison d’une levure plus adaptée. Cela permet de mettre toutes les chances de son côté de faire le meilleurs hydromel possible. | ||
== Histoire de l'utilisation des levures dans l'hydromel == | |||
Bien que les connaissances sur la nature des levures et leur fonctionnement soit relativement récent, ces dernières ont été utilisées depuis très longtemps. Comme le miel contient peu de levures, il est nécessaire d'ajouter des levures, ou bien de collecter des levures, et les astuces suivantes étaient utilisées : | |||
* Laisser les pots, vases et autres récipients utilisés pour la fermentation ouverts, pour favoriser la collecte de levures. Bien sûr cette méthode est très aléatoire : on peut tout aussi bien collecter des bactéries que des levures, et si l'on ne ferme pas à temps le récipient l'hydromel va s'oxyder... Bien sûr, on ne peut pas contrôler la population levurienne qui va fermenter, et on aura donc des résultats aléatoires avec cette approche. | |||
* Utiliser des récipients dédiés spécifiquement à la fermentation, qui accumulent, fermentation après fermentation, des levures. C'est le cas des récipients en bois, notamment les tonneaux en bois. Mais également d'autres récipients dédiés uniquement à cet usage, qui accumulent au fil du temps des levures. | |||
* Ajouter des sources de levures, comme des fruits : raisins, coings, etc. L'une des plus anciennes recette d'hydromel qui nous soit parvenue, écrite vers 70 ap. JC par Dioscoride, prescrit ainsi l'ajout de coings dans l'hydromel, ce qui contribue vraisemblablement à apporter des levures présentes sur les fruits. Oribase utilise également des coings au IVe siècle ap. JC, puis Estienne dans son ouvrage de 1577 (voir la page [[Histoire de l'hydromel]]). | |||
* Ajouter des levures, notamment des levains d'Ale, de bière ou de pain. La plus ancienne trace connue de cet usage dans l'hydromel est une recette dans un vieil ouvrage germanique de cuisine publié vers 1350. La recette de Bochet du Ménagier de Paris recommande aussi d'ajouter un levain de cervoise ou de pain en 1393. On trouve depuis de nombreuses recettes qui font des recommandations similaires, par exemple Estienne en 1577 | |||